Commencer les appuyers

Une vidéo et des explications pour les cavaliers qui démarrent leurs premiers appuyers et pour les enseignants (toutes les parties de texte en rose sont reliées à un lien)

L'appuyer est un exercice moins facile qu'il n'y parait au premier abord. Nombreux sont les cavaliers qui perdent pendant ce mouvement les paramètres de locomotion qu'ils avaient en ligne droite. Historiquement,c'est un mouvement qui a beaucoup évolué durant le 20ème siècle, bien plus que les changements de pied par exemple. Cela tient notamment au fait que la connaissance sur le fonctionnement du dos du cheval a beaucoup évolué, les notions sur l'équilibre sont devenues moins "simplistes", les exigences sur la propulsion et l'élasticité plus poussées. Bien sûr l'élevage a évolué aussi, mais comme je le rappellais notamment dans cette vidéo, la technique est pour beaucoup dans la façon de se mouvoir d'un cheval dressé. Les aides utilisées dans l'exercice peuvent donc différer maintenant d'une école à une autre, d'un entraineur à l'autre.

Comme je l'explique dans la vidéo, je connais 3 façons principales d'aborder l'exercice.

Faire un demi cercle avant l'appuyer comme dans la reprise amateur 1 grand prix : ça peut faciliter l'appuyer si l'incurvation sur le demi cercle est correcte et si la sortie du demi cercle est bien tracée et en équilibre. Je conseille aux cavaliers de faire quelques mètres droit en épaule en dedans en sortant du demi cercle pour ne pas faire tomber leur cheval sur l'épaule intérieure.

Faire une épaule en dedans ou une épaule devant : C'est la solution la plus courante. Elle permet de s'assurer que les épaules sont bien devant les hanches et d'activer le postérieur interne dans la préparation. Il faut par contre s'assurer que les postérieurs ne dérapent pas et que le rythme ne ralenti pas et ne devient pas inégal dans l'épaule en dedans. 

Marcher droit sur la piste avec une flexion interne : Moins connue, cette solution présente des avantages. Elle est souvent proposée en Hollande, par exemple par Edward Gal ou à l'académie Bartels. En gardant le cheval plus droit on pourrait penser qu'il ne sera alors pas incurvé. En réalité, en cherchant à étirer le côté extérieur et en obtenant une flexion avec l'encolure assez longue, on améliore la décontraction et donc la flexibilité de toute la colonne. Le cheval ne perd pas son rythme et l'appuyer est généralement fluide, avec une flexion latérale marquée qu'il faut parfois réduire parce qu'elle ne correspond pas au visuel recherché actuellement en compétition.  

Les aides : 

(en construction)